Les Éditos de Hub-Grade

Discussions sur les sujets PropTech, startups et immobilier BtoB...

Édito #5 – La réalité virtuelle dans l'immobilier : un futur pas si lointain

Le 5 avril 2018,

Tout agent immobilier, qu’il soit dédié aux secteurs de l’immobilier d’entreprise ou de particulier, l’a déjà constaté : un prospect qui se projette lors d’une visite est un prospect toujours plus susceptible de signer.

Dans cette optique, la réalité virtuelle (VR) et la réalité augmentée (AR) renferment un potentiel pouvant littéralement bouleverser le marché de l’immobilier traditionnel.

« On appelle réalité virtuelle une forme de simulation dans laquelle le spectateur a l'impression d'être face à une scène réelle, voire dedans. La réalité augmentée est une image vraie, complétée en temps réel par des données affichées par un ordinateur. » source : futura-sciences.com

Plus que tout autre marché, l’immobilier semble déjà prêt à accueillir ce type de technologies. Le BIM a déjà posé les fondations en permettant de concevoir les bâtiments, la réalité augmentée fait office de suite logique. Après la conception virtuelle du bâtiment, il est tout à fait judicieux d’en envisager sa visite virtuellement. C’est à ce besoin que répond(ra) la VR.

Loin de mettre en danger les métiers et les savoir-faire traditionnels, la réalité virtuelle est considérée par les professionnels attachés à l’innovation et la digitalisation comme un outil aussi intéressant pour les commercialisateurs que pour leurs clients. Une utilisation poussée et efficace de ces technologies est capable, à terme, accélérer et améliorer de nombreuses étapes du processus de transaction immobilière :

  • L’optimisation des déplacements,
  • L’efficacité de la recherche,
  • La simplification de la phase de sélection,
  • La simplification de la problématique d’aménagement de l’espace,
  • La visualisation et la stimulation de la projection client dans l’espace.

 

L’on pourrait d’ailleurs imaginer de tout nouveaux tunnels de prise de décision pour les clients : la première étape serait de visiter dans un premier temps plusieurs espaces en réalité virtuelle. La visite sur site se ferait dans un second temps, avec des outils de réalité augmentée à l’appui pour permettre une meilleure projection du prospect dans l’espace.

Finalement, la barrière au déploiement de la VR et de la VA dans l’immobilier est essentiellement financière : la déployer a un coût et les grands acteurs de l’immobilier attendent sans doute d’avoir la certitude de la rentabilité d’une telle action avant de l’investir. Qui sera le premier gros acteur à en généraliser l’utilisation ? L’avenir nous le dira !


 

Édito #4 – Zoom sur les quartiers d'affaires français : entre intermodalité, intelligence et digitalisation

Le 28 février 2018,

Ces dernières années, les plus grands quartiers d’affaires français se trouvent au centre des réflexions actuelles d’aménagement et de modernisation du territoire.

Aujourd’hui, après avoir mis l’accent sur l’intermodalité de ces espaces, on les pense en valorisant la création d’infrastructures attractives : culturelles, commerciales et économiques. Cela donne naissance à de nouveaux bâtiments, issus de réflexions technologiquesécologiques et innovantes.

Outre la rénovation, des projets de création de quartiers d'affaires voient le jour. Plus petits que ceux évoqués plus haut, ils n'en demeurent pas moins importants. Au contraire, même ils symbolisent le renouveau du secteur de la pierre, l’émergence de la PropTech et de la “Smart City” (La Ville Intelligente).

Ainsi, le marché immobilier est actuellement dynamique, poussé par des investissements massifs et des aménagements conséquents sont menés par les grandes régions pour valoriser leurs quartiers d’affaires respectifs. C’est le cas du traditionnel quartier de La Défense : des plans de diversification et de réaménagement de la zone sont en place depuis 2008 afin de renforcer l’attractivité du 4e pôle d’affaires mondial.

De même, la rénovation du quartier d’affaires de la Part-Dieu à Lyon avec, en son centre, le fameux projet de la To-Lyon, on encore la création d’Euro-Rennes ou le développement du QCA et du Silicon Sentier parisien...

Orientés ainsi, ils participent au rayonnement de l'économie française, notamment à l'heure où des phénomènes comme le Brexit (et donc l'exil d'entreprises) ont sévi. La démarche entre également dans la logique des mesures prises par l'État français, notamment pour sa start-up nation, les industries d'avenir et les grands groupes.


 

Édito #3 – Le coworking en 2018 : la fin d'une bulle ou le début d'une nouvelle ère ?

Le 1er février 2018,

Le coworking, sujet phare de ces dernières années dans le secteur de l’immobilier de bureau (décliné parfois jusqu’à l’indigestion... Ludovic Célérier du cabinet Stonup nous l'a bien dit : « les pros de l’immobilier [...] en entendent parler depuis 5 ans à toutes les sauces », pourtant il continue de s’imposer comme une (la ?) véritable alternative aux espaces de travail classiques.

D’abord réservés aux entrepreneurs désirant tisser leur réseau et créer du lien au sein d’une communauté, ces lieux répondent désormais au besoin croissant d’espaces de travail induit par le développement de la « startup nation » à la française.

Cette effervescence attire de nouveaux acteurs, tels que des géants américains (WeWork) ou de grands groupes immobiliers souhaitant diversifier leur offre. Ces appétits, couplés à l’émergence de nombreux indépendants, ont créé une explosion de l’offre de coworking en France : le nombre d’espaces a été multiplié par 9 en Ile-de-France, ces 5 dernières années.

2018 : le début de la fin, ou la fin du début ? 2018 est une année charnière pour les espaces de coworking en France : à la croisée des chemins entre les promesses et valeurs initiales et l’installation d’un marché concurrentiel qui risque de faire très prochainement ses premières victimes.

Dès lors, le concept du coworking tel qu’on le connait est-il déjà en déclin ? Selon nous, ce n’est certainement pas le cas, car ils répondent aux besoins des nouvelles générations arrivant sur le marché du travail. En effet, seulement 7% des digital natives (18-30 ans) se voient aujourd’hui travailler dans un bureau classique.

Nouvelles générations, nouveaux besoins, nouveaux espaces de travail : les réponses apportées par le coworking... Pour répondre à ce besoin, les coworkings devront cependant éviter certains écueils pour exister sur un marché proposant une offre de plus en plus large. La principale erreur de certains espaces de coworking est de penser que la simple décoration et les services annexes suffiront à se démarquer. C’est oublier l’importance de l’efficacité du service qu’ils doivent proposer : malgré les idées reçues sur les startups, les 20-35 ans privilégieront une connexion haut-débit, de la flexibilité et des espaces variés à une décoration tapageuse et un babyfoot. #ilestoulebabyfoot

Sortir du lot : la clé pour les espaces de coworking en 2018. Pour se démarquer et apporter une vraie plus-value aux coworkers, plusieurs solutions existent. Créer des espaces de coworking spécialisés dans un secteur d’activité en est une. On peut aussi imaginer dans un futur proche que les business model des espaces de coworkings vont évoluer. Ce ne serait donc pas une surprise de voir de plus en plus d’espaces du même type que la BetaHaus à Berlin, qui propose des postes de travail gratuits et non définis, se rémunérant sur toutes les prestations annexes proposées (photocopies, cafés, déjeuner, etc.).

Ainsi, la clé de l’espace de bureau en 2018, réside surtout dans sa capacité de flexibilité de son offre et de ses services. Dans ce sens, ceux qui réussiront à prendre le virage du smart building pourraient rapidement devenir des acteurs incontournables du secteur.


 

Édito #2 - L'agent immobilier du futur sera digital et de proximité

Le 29 novembre 2017,

De nos jours, la présence digitale est un élément/paramètre stratégique du positionnement d’une entreprise dans tous les secteurs économiques. Et l’immobilier ne déroge pas à la règle. D’ailleurs, la transformation digitale du secteur porte un nom, que l’on voit apparaître de plus en plus ces derniers temps : la PropTech. Elle s’accompagne de l’émergence d’un nouveau métier : l’agent immobilier digital.

Quand on parle de digitalisation, on a tout de suite un peu peur… On envisage l’action digitale comme une “déshumanisation” du travail de l’agent immobilier, dans un secteur où le rapport humain est pourtant central.

Pour, digitaliser le rapport entre l’agent immobilier et son client tout en préservant la proximité et en développant le service est tout à fait possible.

Avant le contrat, le BIM (Building Information Modeling - l’ensemble de la data immobilière) permet une transparence totale sur chaque bien : charges, fiscalité attachée, plans, photos, vie de quartier, facilités, commerces… Toute la donnée est archivée au même endroit. Il suffit ensuite de construire une plateforme de qualité comportant les bons filtres et permettant un analyse précise des biens et des besoins du client. Ces plateformes doivent être spécifiquement pensées pour assister la prise de décision et provoquer les signatures plus rapidement.

Pendant le contrat, l’action administrative digitalisée permet une fluidité des échanges : dépôt de dossier, archivage de documents et de mandats, signatures en ligne, génération de bail digital…

Enfin, après le contrat, toujours au sein de cette plateforme, le suivi de relation gestionnaire-client est facilité, de même que la gestion de l’actif en lui-même : paiement de loyer en ligne, récupération de quittance, gestion de déclarations…

Le plus important, c’est que grâce à ces outils digitaux, non seulement la transaction mais également la gestion de l’actif sont améliorées, mais c’est un véritable dialogue suivi et documenté qui s’ouvre entre l’agent et le client dès le premier contact. Ainsi, l’agent immobilier du futur, sera sans conteste, digital et de proximité.


 

Édito #1 - Être flexible dans l'immobilier, ce n'est pas qu'une histoire de bail

Le 30 octobre 2017,

Ces dernières années, la flexibilité dans l’immobilier est un mot d’ordre. Et ce serait trop facile, s’il n’était qu’associé systématiquement au bail flexible/précaire/dérogatoire qui a permis de contourner la rigidité des baux dits 3/6/9.
Non, l’idée est d’insérer de la flexibilité dans toutes les pratiques des professionnels de l’immobilier.
L’enjeu ? Être en capacité de se poser en acteur d’un univers que les nouvelles technologies accélèrent à toute vitesse. C’est permettre également d’anticiper les nouveaux modes de consommations, tant dans les nouvelles pratiques que dans les évolutions des attentes et le développement de nouveaux modes de consommation. C’est aussi, se mettre au diapason du développement durable, de l’activité raisonnée, des villes connectées… Un monde de réalités et d’idées.

Plus qu’un mot d’ordre lancé par les professionnels de l’immobilier lors des conférences du Mipim (Marché International des Professionnels de l’Immobilier), le passage à l’acte est devenu désormais incontournable.
À New York, le mois d’octobre a vu s’organiser la Real Estate Tech Week, avec pour thématique majeure the “The future of Work”. Tous les grands du Commercial Real Estate américain y étaient. Là-bas, le point de vue est unanime : c’est l’apologie de la technologie au service de la pratique des brokers. On y parle même d’intégration de la blockchain.

L’acteur digital de l’immobilier professionnel Real Massive y fait également part de son expérience et y raconte comment l’enrichissement des annonces permet d’accélérer leur business. Ainsi, les annonces ayant plus de 25 photos haute définition, incluant les détails des étages et des plans, intégrant une localisation intelligente de l’espace, des vidéos (parfois prises par des drones) reçoivent un nombre de visites bien plus important, plus de demandes, plus d’offres et signent plus vite. La personnalisation de l’agent commercial jouant aussi beaucoup dans le processus. Ce même agent qui, au devant de cette nouvelle scène, doit devenir agent immobilier 2.0…